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Découvrez les rouages de l’économie circulaire à travers un exemple concret de symbiose industrielle

L’écologie industrielle est une notion et une pratique récente du management environnemental visant à limiter les impacts de l’industrie sur l’environnement. Fondée sur l’analyse des flux de matière et d’énergie, l’écologie industrielle cherche à avoir une approche globale du système industriel en le représentant comme un écosystème et à le rendre compatible avec les écosystèmes naturels. Son origine remonterait à 1989 par le biais d’un article intitulé Strategies for Manufacturing1 de Robert A. Frosch et Nicholas E. Gallopoulos, publié dans Scientific American2.

Principes

La perspective est celle du développement durable ; il s’agit d’aller au-delà des politiques environnementales sectorielles et de répondre à des défis plus globaux et intégrés. L’écologie industrielle part, en effet, des limites des démarches traditionnelles qui raisonnent en termes de réduction des pollutions, qu’il s’agisse d’approches « en bout de chaîne » (end of pipe) ou, dans une moindre mesure, « à la source ».

Les techniques ou les modes de production propres ne visent souvent que des optimisations sectorielles au travers de la mise en place d’un équipement, au mieux d’une installation, dont il est parfois difficile d’évaluer l’impact global. L’écologie industrielle recherche, quant à elle, une optimisation à l’échelle de groupes d’entreprises, de filières, de régions, et même du système industriel dans son ensemble. Pour ce faire, elle favorise la transition du système industriel actuel vers un système viable, durable, inspiré par le fonctionnement quasi cyclique des écosystèmes naturels. 

En pratique, pour tendre vers cet objectif, l’écologie industrielle s’attache à :

  • valoriser les déchets d’une filière comme ressource pour cette même filière, ou pour une autre filière, de manière qu’il ne reste que des déchets ultimes et en quantité minimale.

 

Un exemple souvent cité est celui de l’utilisation par un producteur d’électricité (éventuellement en co– ou trigénération) de l’hydrogène issu du raffinage pétrolier ou de la carbochimie et autrefois perdu (ex. : à Dunkerque (France), le gaz sidérurgique (hydrogène) de l’entreprise Sollac est brûlé en produisant de l’électricité pour EDF et de la chaleur pour le réseau de chaleur de Dunkerque, et GDF a programmé3 un cycle combiné de gaz de 800 MW.

Il y a une dizaine d’années, en Italie, Enel (Ente Nazionale per l’Energia Elettrica) a démarré en 2009 à Fusina une centrale de 12 mégawatts qui produit de l’électricité (60 millions de kWh/an en 2009, soit les besoins de 20 000 foyers et l’évitement de plus de 17 000 t de dioxyde de carbone) en brûlant de l’hydrogène émis par le complexe pétrochimique voisin de Marghera dont l’usine Polimeri Europa4 (devenue depuis lors Versalis), filiale d’ENI (entreprise).

Parfois le « zéro déchet » peut être atteint (sans tenir compte des émissions gazeuses liées aux transports et process) :

  • boucler – tant que possible – les « cycles de matières » et minimiser les émissions dissipatives liées aux usages qui dispersent les produits polluants dans l’environnement ;
  • dématérialiser les produits et les activités économiques ;
  • décarboner l’énergie.

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